Accès
Commander un service de confidentialité en laissant derrière soi une requête DNS pour nodecove.net est une contradiction. Le site, votre espace client et la page de paiement répondent donc aussi à une adresse en .onion, dans le réseau Tor : sans nom de domaine à résoudre, sans certificat à obtenir, et sans que votre fournisseur d'accès apprenne quel site vous consultez.
Le nécessaire tient en une phrase : installez le navigateur Tor, ouvrez l'adresse ci-dessous, et tout le parcours, lecture, commande, paiement, espace client, reste à l'intérieur de Tor du début à la fin.
À recopier une fois pour toutes
La première suffit pour tout faire. La seconde est celle de l'encaissement : vous n'avez pas à la saisir, le site vous y conduit tout seul si vous êtes arrivé par Tor. Elle est écrite ici pour que vous puissiez vérifier, au moment de payer, que l'adresse affichée est bien la nôtre.
Le site, la commande et votre espace
L'équivalent exact de nodecove.net. Mêmes pages, même espace client, mêmes tarifs.
oceua7oi6w5stswrniost7cxtljqthrl3frpu5ajntk7l3rqopn4ovyd.onionLe paiement
Notre page de paiement, l'équivalent de pay.nodecove.net, sur notre propre serveur. Le site vous y envoie de lui-même ; cette adresse est là pour la comparaison.
orldysdvjzlzbcwd3yrsaq426nuuyfgqguw7ki6y5e5atvlysox3giyd.onionCes liens ne s'ouvriront pas dans un navigateur ordinaire
Une adresse en .onion n'existe pas dans le système des noms de domaine : aucun navigateur ordinaire ne sait où la chercher, et c'est précisément l'intérêt. Copiez-la dans le navigateur Tor, ou dans un navigateur configuré pour passer par Tor. Si vous utilisez déjà le navigateur Tor sur nodecove.net, il vous propose de lui-même le passage à l'adresse .onion : nous le lui annonçons dans nos réponses, vous n'avez rien à recopier.
Notez-la ailleurs que sur ce site
Le jour où nodecove.net serait bloqué là où vous vous trouvez, vous ne pourriez plus lire cette page pour y prendre l'adresse. Gardez-la dans vos notes, ou dans le courriel de livraison de votre tunnel : nous l'y écrivons pour cette raison. Nos annonces passent par ailleurs par un canal SimpleX, qui ne dépend pas non plus de notre nom de domaine.
La différence réelle
Ce n'est pas une commodité de plus : ce sont trois endroits, en dehors de chez nous, où votre visite laissait quelque chose.
· Plus de requête DNS chez votre fournisseur
Ouvrir nodecove.net commence par demander à un serveur de noms, le plus souvent celui de votre fournisseur d'accès, où se trouve ce domaine. Cette question est posée en clair dans la plupart des configurations, et elle est conservée chez lui. Une adresse en .onion ne se résout pas : elle est trouvée à l'intérieur du réseau Tor, et personne à l'extérieur n'apprend le nom que vous cherchiez.
· Plus de nom de site visible dans la connexion
Même en HTTPS, l'établissement de la connexion annonce en clair le nom du site demandé, sauf dans des configurations encore peu répandues. Votre fournisseur d'accès, l'administrateur du réseau où vous êtes, ou l'opérateur du point d'accès savent donc que vous consultez notre site, sans en voir le contenu. Dans Tor, ils voient une connexion vers Tor, et rien de notre nom.
· Plus d'autorité de certification à croire sur parole
Sur le web ordinaire, vous vérifiez que vous parlez bien à notre serveur en faisant confiance à une autorité de certification extérieure, qui a délivré notre certificat et qui pourrait en délivrer un autre à quelqu'un d'autre. Une adresse en .onion est la clé publique du service : ces cinquante-six caractères sont l'empreinte de la clé. Si l'adresse est la bonne, le service au bout est le nôtre, sans intermédiaire à croire. C'est la raison pour laquelle nous vous invitons à comparer l'adresse affichée avec celle de cette page.
Et une quatrième conséquence, qui n'est pas une trace
Un blocage par nom de domaine ou par adresse, au niveau d'un pays, d'un opérateur, d'un réseau d'entreprise, n'atteint pas le service en .onion, qui ne se joint ni par l'un ni par l'autre. C'est aussi, pour nous, une porte de service qui reste ouverte le jour où notre nom de domaine nous serait retiré.
Le point le plus délicat
C'est au moment de payer qu'un parcours par Tor se brise d'habitude : le site renvoie le visiteur vers le domaine en clair de son encaisseur, et la sortie de Tor a lieu exactement à l'instant où la commande devient identifiable. Chez nous, la commande arrivée par l'adresse .onion reçoit sa page de paiement sur l'adresse .onion de notre propre serveur de paiement.
Le lien de paiement suit votre chemin d'arrivée. Le site regarde par où vous êtes venu, et rien d'autre : venu par .onion, vous recevez une adresse en .onion ; venu par le domaine public, vous recevez l'adresse publique. Nous ne devinons pas, nous ne choisissons pas à votre place.
La page de paiement ne renvoie pas vers le domaine en clair. Nous l'avons vérifiée en la parcourant réellement à travers Tor : aucun lien, aucune redirection, aucune image ne ramène vers nodecove.net. Un seul lien oublié suffirait à révéler le site que vous consultez au moment le plus sensible.
Votre session reste ouverte. Une page servie par Tor est servie en http : le chiffrement est celui de Tor, de bout en bout, et il ne dépend pas d'un certificat. Les cookies posés uniquement pour les pages en https disparaissaient donc, et le lien de connexion à votre espace semblait ne pas fonctionner. Ce n'est plus le cas : la décision suit le chemin d'arrivée.
Le courriel, lui, sort de Tor. Nous vous envoyons un lien de connexion par courriel, et ce lien vise toujours le domaine public : un lien en .onion ne s'ouvrirait que dans le navigateur Tor, alors qu'on lit son courriel un peu partout. Surtout, le courriel voyage en clair chez votre fournisseur de messagerie : l'adresse .onion n'y protégerait rien. Si vous voulez un parcours entièrement dans Tor, connectez-vous depuis l'adresse .onion et servez-vous du courriel seulement comme d'un rappel.
Ce qu'il faut savoir
Cela protège votre visite, pas votre trafic. L'adresse .onion concerne la façon dont vous nous joignez, nous. Votre navigation ordinaire, elle, passe par le tunnel que vous achetez, ce sont deux choses distinctes, et l'une ne remplace pas l'autre.
Nous savons toujours ce que nous savons. Venir par Tor ne change rien à ce que nous conservons : votre adresse de courriel, votre formule, vos paiements, les clés publiques de vos appareils. La liste complète est sur ce que nous voyons de vous. Ce que cela change, c'est ce que les autres apprennent de votre visite.
C'est plus lent. Une connexion par Tor traverse six relais au lieu d'un chemin direct. Comptez une à trois secondes pour afficher une page, parfois davantage. Sur nos mesures depuis le serveur, les deux adresses répondent en une seconde ; depuis chez vous, cela dépend du chemin que Tor a choisi ce jour-là.
La mesure de fréquentation s'applique aussi. Les pages publiques comptent une ligne anonyme par visite, détruite au bout de sept jours, et cela ne change pas selon le chemin d'arrivée, sinon nous ne saurions pas mesurer notre propre parcours de commande. Rien n'y est écrit qui vous désigne : ni adresse, ni identifiant, ni empreinte de navigateur. Le détail est écrit en clair, et si votre navigateur signale « Ne pas me pister », aucune ligne n'est écrite du tout, le navigateur Tor envoie ce signal par défaut.
Si l'une des deux adresses ne répond pas
Un service en .onion doit publier régulièrement, dans le réseau, l'annuaire qui permet de le trouver. Une panne de cette publication rend l'adresse introuvable pendant quelques minutes, alors que le site fonctionne parfaitement en clair. Réessayez, puis demandez un nouveau circuit dans le navigateur Tor. La page d'état reste joignable par les deux chemins.